In abstracto #4 : une autre façon de découvrir l’abstraction grâce à l’art brut

In abstracto #4 : une autre façon de découvrir l’abstraction grâce à l’art brut
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L’abstraction est souvent associée à la géométrie, au minimalisme ou aux grands mouvements de l’art moderne. Avec In abstracto #4, la galerie Christian Berst art brut propose un tout autre regard. À travers une vingtaine d’artistes, l’exposition montre que l’abstraction peut prendre des formes infiniment variées. Et qu’elle peut parfois naître en dehors de toute théorie artistique.

L’abstraction : échapper aux codes de l’histoire de l’art

L’abstraction n’est pas un style unique. Et, c’est précisément ce que rappelle la nouvelle exposition In abstracto #4. Elle peut être construite, intuitive, répétitive, organique ou encore presque méditative. Autant de dimensions que l’on peut mieux appréhender grâce au parcours de l’exposition. En effet, il rassemble des œuvres qui donnent à voir des démarches très différentes, et qui partagent pourtant le même point commun : développer, chacune à sa façon, sa propre logique interne.

Certaines compositions semblent répondre à un ordre presque invisible, comme chez Julius Bockelt, Albert Moser ou Bjarni H. Thorarinsson. D’autres privilégient au contraire une évolution libre des formes, à l’image des dessins de Raphaël Lonné ou des œuvres de Marcello Cammi, dans lesquelles les motifs paraissent se développer naturellement, à la manière des organismes vivants. Cette diversité rappelle que l’abstraction ne consiste pas simplement à supprimer la représentation du réel. Elle devient ici une manière de construire un univers autonome, avec ses propres règles du jeu.

Une exposition qui élargit notre regard sur l’art brut

En réunissant des artistes aux pratiques très éloignées les unes des autres, In abstracto #4 montre également combien l’art brut échappe aux catégories habituelles. Les matériaux, les gestes et les rythmes de création varient d’une œuvre à l’autre, mais toutes invitent le visiteur à regarder autrement.

Les assemblages de Franco Bellucci, les dessins de Michel Nedjar, les compositions de Ramon Losa ou encore les œuvres de Beverly Baker témoignent chacun d’une façon singulière d’occuper l’espace de la feuille ou du support. Ici, le vide compte autant que les formes. La répétition devient une méthode de création. Et les signes prennent parfois une dimension presque mystérieuse.

L’exposition ne cherche donc pas à définir ce qu’est l’abstraction, mais au contraire à en révéler toute la richesse. En confrontant ces univers très personnels, la galerie Christian Berst montre que l’abstraction n’est jamais un langage figé. Elle est un territoire d’expérimentation où chaque artiste invente ses propres règles et invite le visiteur à entrer dans un monde qui n’appartient qu’à lui.

In abstracto #4
Jusqu’au 25 juillet 2026