Exposition d’Alain Clément : Peintures et monotypes à la Galerie Catherine Putman

Exposition d’Alain Clément : Peintures et monotypes à la Galerie Catherine Putman
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Présentée du 31 janvier au 28 mars 2026 à la Galerie Catherine Putman, l’exposition Peintures et monotypes offre un éclairage riche et remis à jour de l’œuvre d’Alain Clément. À travers un dialogue entre toiles récentes et monotypes inédits, elle rappelle combien la peinture peut encore être un lieu d’expérimentation sensible, loin des effets de mode.

Alain Clément, un peintre entre tradition et liberté

Depuis près de cinquante ans, Alain Clément explore les possibilités de la peinture abstraite, mais sans jamais la figer dans un système. Son travail se situe à un point d’équilibre rare : ni purement expressif, ni strictement conceptuel.

S’il est proche des artistes de Supports/Surfaces, Clément s’en distingue pourtant. Là où certains déconstruisent le médium, lui s’y confronte de manière frontale. La toile reste un espace de tension, de composition et de plaisir visuel. Mais cette fidélité à la peinture n’a rien de conservateur. Elle cherche plutôt à dialoguer avec l’histoire, de Poussin à Monet, tout en affirmant sa constante liberté formelle.

Les huiles présentées à la galerie Catherine Putman témoignent ainsi de cette continuité. Les arabesques colorées, les entrelacs et les variations chromatiques créent une profondeur qui ne cherche pas l’illusion, mais plutôt le rythme. La peinture devient un champ d’énergie.

Le monotype, laboratoire du regard

L’enjeu majeur de l’exposition réside dans la confrontation entre ces peintures et une série récente de monotypes, montrée ici pour la première fois. Le monotype agit comme un révélateur. Il introduit l’aléatoire et la perte de contrôle dans la création. La surprise de l’impression prend ainsi le pas sur l’intention.

Sur la plaque de zinc, Clément peint, efface et déplace des formes découpées. Le passage sous presse vient transformer le geste initial de l’artiste. Et le choix de ce processus offre un éclairage intéressant pour mieux appréhender son travail sur toile. Car on retrouve la même attention au rythme et la même sensualité de la couleur. Mais une temporalité différente, plus fragmentée.

Cette exposition rappelle donc une évidence souvent négligée : la peinture n’est pas un langage épuisé. Elle demeure un espace d’expérience, capable de relier le regard, la matière et la pensée.

Exposition Alain Clément : Peintures et monotypes

Galerie Catherine Putman

Du 31 janvier au 28 mars