Les œuvres numériques révolutionnent les enchères !

Les œuvres numériques révolutionnent les enchères !
"Everydays : The First 5000 Days" de Beeple.
Marché

Ce pourrait n’être qu’un épiphénomène, mais d’après les projections des spécialistes, on assiste à une véritable révolution. Celle du numérique qui s’investit de plus en plus dans le monde de l’art, au point d’affoler les compteurs lors de ventes aux enchères d’un nouveau genre. Bienvenue dans l’ère des NFT (pour « non-fungible tokens »), soit le terme de ce certificat d’authenticité des objets virtuels, d’art ou non. Car désormais, on peut même vendre ses tweets, à condition de les labelliser NFT auparavant. Mais c’est bien une œuvre d’art qui a mis en avant ce nouveau procédé, celle de l’artiste Beeple. Everydays : the First 5000 Days a ainsi trouvé acquéreur pour la somme de 69,3 millions de dollars chez Christie’s. Et Sotheby’s n’est pas en reste, avec une vente récente de 16,8 millions de dollars d’oeuvres numériques de l’artiste Pak.

Ce qui prévaut pour ces œuvres impalpables, c’est le fait qu’une seule personne peut se prévaloir d’en être le propriétaire, à l’instar d’une œuvre physique. Elle aura beau exister virtuellement, sur le net ou les réseaux sociaux, il n’y aura qu’un seul propriétaire qui pourra à tout moment la retirer ou faire valoir ses droits. Cela attire un tout nouveau public pour qui l’art n’était pas la priorité ou semblait trop inaccessible. Mais on estime surtout qu’il s’agit là d’un nouveau marché fort prometteur. Car les NFT génèrent déjà chaque jour plus de 10 millions de dollars de transactions sur différentes plateformes numériques. Le renouvellement du monde du marché de l’art est en marche et il est totalement dématérialisé. Sauf son argent…