Une leçon sur la restitution : l’art exproprié, la Seconde Guerre mondiale et au-delà

Une leçon sur la restitution : l’art exproprié, la Seconde Guerre mondiale et au-delà
Soldats après avoir récupéré Au conservatoire de Manet. Source : Wikimedia Commons.
Marché

30Ces dernières années, la restitution des œuvres d’art expropriées durant l’Holocauste a suscité un grand intérêt à travers le monde. Aujourd’hui, les personnes à la recherche d’œuvres d’art ayant appartenu à leur famille disposent de plus d’informations, mais comment en sommes-nous arrivés là ? Dans cette leçon, nous examinerons le pillage systématique des œuvres d’art et des biens pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qu’implique la restitution, et où cette problématique se présente dans le monde aujourd’hui.

Cette leçon s’adresse aux élèves de collège ou de lycée. Elle peut également servir de support aux étudiants de niveau universitaire qui sont moins familiarisés avec la restitution ou peut être adaptée pour être couverte dans un cours de niveau supérieur. Bien que moins habituelle dans un cours d’art plastique, elle convient autant aux étudiants en art plastique qu’à ceux en histoire de l’art, en particulier ceux influencés par les artistes du milieu du XXe siècle.

De plus, si vous êtes simplement ici pour en apprendre plus sur les œuvres d’art pillées pendant la Seconde Guerre mondiale, vous êtes au bon endroit. Vous n’avez pas besoin d’une formation en art pour vous y plonger !

Pour commencer

1) Commencez par montrer aux élèves l’extrait suivant, tiré du film Monuments Men de 2014 :

Pour regarder l’extrait ci-dessus, cliquez ici.

2) Amorcez une courte discussion pour amener les élèves à s’intéresser au sujet des œuvres d’art pillées, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale. Voici quelques questions que vous pourriez utiliser :

  • Quelqu’un sait-il ce que font les hommes dans ce film ?
  • Qui ici a entendu parler du pillage systématique des œuvres d’art pendant la Seconde Guerre mondiale ?
  • Qui a volé ces œuvres d’art ?
  • À qui les œuvres ont-elles été volées ?
  • Combien d’œuvres d’art environ ont été prises par les nazis pendant la guerre, selon vous ?
  • Pourquoi volaient-ils des œuvres d’art ?
  • Connaissez-vous des œuvres qui ont été volées pendant la guerre ?
  • Quels autres cas de pillage d’œuvres d’art pouvez-vous citer ?
  • Pensez-vous que l’expropriation est encore un problème aujourd’hui ? Pouvez-vous expliquer comment ?

3) Les définitions à garder à l’esprit :

  • Restitution : l’acte de restituer ou un état de restitution, tel que :
    • la restitution d’une chose à son propriétaire légitime
    • une réparation ou le fait de donner un équivalent pour un préjudice quelconque. (Merriam-Webster)
  • Expropriation : action de l’État consistant à prendre ou à modifier les droits de propriété d’un individu dans l’exercice de sa souveraineté. (Merriam-Webster)
  • Période de l’Holocauste : approximativement les années entre 1941 et 1945, pendant lesquelles a eu lieu un génocide des Juifs européens dans l’Europe occupée par l’Allemagne.
  • Provenance : l’histoire de la propriété d’un objet de valeur ou d’une œuvre d’art ou de littérature. (Merriam-Webster)
  • Bonne foi : honnêteté ou légalité de l’intention. (Merriam-Webster)
  • Prescription : un certain délai fixé par la loi après lequel les droits ne peuvent plus être appliqués par une action en justice ou les infractions ne peuvent plus être punies. (Merriam-Webster)
  • Art dégénéré (Entartete Kunst) : l’étiquette que le Parti national-socialiste (nazi), sous la direction de son chef Adolf Hitler, a appliquée à l’art qu’ils n’approuvaient pas, dans une tentative de contrôler l’art. (Tate)

4) La leçon

Partie I : La seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le monde a connu beaucoup de dévastation. Des millions de personnes sont mortes au cours de cette guerre. Certains estiment qu’entre 45 et 85 millions de personnes ont péri, selon les données que vous utilisez. Ces chiffres incluent les soldats et les civils, et le pire, ceux qui ont été traités comme des sous-hommes avant d’être tués dans les camps de concentration. Le plus souvent, ceux qui ont été tués dans les camps de concentration étaient juifs, et ceux qui se sont enfuis de l’Europe contrôlée par l’Allemagne n’ont eu pour seule chance que d’en sortir vivants. Leur famille et leurs amis ont été tués et leur vie entière ruinée.

Bien qu’ils ne soient pas aussi importants que les vies humaines perdues, de nombreux objets culturels, œuvres d’art et manuscrits et ont été volés par les nazis, soit par pillage, soit par vente forcée. Cette expropriation massive a encouragé un groupe de soldats appelés les « Monuments Men », dont le film s’inspire, à rechercher et à protéger l’art alors que la Seconde Guerre mondiale touchait à sa fin. Malgré les efforts déployés pendant et après la guerre pour restituer les œuvres d’art volées (dans certains cas, les notes méticuleuses conservées par les pillards se sont révélées très utiles pour la restitution), beaucoup n’ont jamais été retournées à leurs propriétaires.

Avant que la guerre n’éclate, Hitler s’attaquait déjà à la culture de ceux qu’il considérait comme inférieurs. Le régime nazi n’était pas étranger à la pratique consistant à brûler des livres et des œuvres d’art, à voler des biens et à décider du sort de nombreux chefs-d’œuvre. Certains pensent que jusqu’à cinq millions d’œuvres ont été volées sous le régime d’Hitler.

En ce qui concerne l’art, Hitler, qui a déposé sa candidature dans une école d’art et qui a été recalé, a déterminé qu’il y avait un bon art et un art dit « dégénéré ». « L’art dégénéré », ou Entartete Kunst, était l’art qu’Hitler et le parti nazi désapprouvaient ; c’était un art qui ne correspondait pas à leurs croyances et idées de race pure. Son plan, qui a bien sûr été finalement déjoué lorsque les forces alliées ont vaincu le régime nazi, était de créer un grand musée à Linz, en Autriche (près de sa ville natale de Braunau am Inn), qui serait rempli d’œuvres d’art correspondant aux attentes d’Hitler. Le musée devait s’appeler le Führermuseum (Musée du Leader). Les œuvres confisquées par Hitler et les nazis étaient entreposées dans des mines en Allemagne et à travers la campagne, dans les maisons de soldats nazis et de leurs alliés, comme chez l’homme dans l’extrait vidéo montré précédemment.

Hitler avait d’autres projets, en revanche, pour « l’art dégénéré », qui comprenait des œuvres d’artistes très célèbres aujourd’hui, dont Marc Chagall, Max Ernst, Wassily Kandinsky et Paul Klee. En 1937, une exposition d’« art dégénéré » a été organisée avec plus de 600 œuvres d’artistes majeurs marginalisés par le dictateur. Plus d’un million de personnes sont venues voir cette exposition intitulée « Art dégénéré », un chiffre stupéfiant pour une exposition, même aujourd’hui. Quant aux autres œuvres d’art qualifiées d’offensantes par Hitler, elles ont été détruites.

Les nazis ont exproprié des œuvres de grandes institutions, mais ce qui a le plus frappé, c’est la destruction par la force de nombreuses collections privées. Les collections privées ont été saisies par le Troisième Reich sous divers prétextes, comme le paiement d’arriérés d’impôts. Dans la plupart des cas, les raisons étaient fabriquées de toute pièce et les collectionneurs juifs ont été parmi les plus touchés, comme la collection Rothschild, par exemple.

À ce jour, des milliers d’œuvres n’ont toujours pas été retrouvées. Beaucoup ont été potentiellement détruites, mais il y a encore des personnes à leur recherche, que ce soit pour retrouver des œuvres ayant appartenu à leur famille ou simplement pour aider à réparer les torts commis il y a plus de 70 ans.

Partie II : La restitution

Vous avez sans doute remarqué la quantité de débats, récemment, autour de la restitution. Il semble que tous les quelques mois, il y ait une nouvelle histoire sur la restitution d’œuvres d’art qui se trouvaient sur le chemin des nazis durant l’Holocauste.

La raison pour laquelle ces cas sont de plus en plus nombreux est que nous avons maintenant plus que jamais accès aux informations concernant les biens expropriés. Internet, les travaux universitaires, la fin des régimes et les documents rendus publics ont effectivement rendu la tâche plus facile pour ceux qui recherchent les biens de leur famille.

Tableau d’Egon Schiele. Model das Gesicht verbergend (Femme dissimulant son visage), 1912. Source : collection Grünbaum.

Les organisations, les institutions et les gouvernements ont également déployé davantage d’efforts pour comprendre l’histoire des œuvres d’art dont la provenance est incertaine au cours des années qui ont précédé et suivi la Seconde Guerre mondiale. Certains musées, comme le Museum of Modern Art de New York, ont lancé le Provenance Research Project, qui a pour but d’étudier l’histoire des œuvres de leur collection dont le passé est potentiellement douteux. À l’heure actuelle, plus de 1 000 œuvres d’art figurent dans leur registre. L’année dernière, en 2019, le Victoria & Albert Museum de Londres a organisé une exposition intitulée « Concealed Histories: Uncovering the Story of Nazi Looting » (« Histoires cachées : Dévoiler l’histoire du pillage nazi »). L’exposition présentait des œuvres de la collection du musée présentant des « zones d’ombre » dans leur histoire, ce qui renvoie souvent à des œuvres d’art qui ont été volées ou vendues sous la contrainte. L’exposition organisée par Jacques Schuhmacher, le conservateur du musée chargé de la recherche sur la provenance et la spoliation, est une initiative grâce à laquelle le musée espère mieux connaître sa collection.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il existait un véritable groupe de « Monuments Men » qui se sont donnés beaucoup de mal pour retrouver les œuvres d’art perdues et protéger les objets culturels importants des nazis lorsque ceux-ci ont commencé à ressentir la pression des forces alliées. Le film, avec des acteurs comme George Clooney, Matt Damon et Bill Murray, a été inspiré par un livre intitulé Le pillage de l’Europe, écrit par Lynn H. Nicholas en 1995. Le livre et le film qui a suivi ont détaillé, avec quelques libertés artistiques dans le cas du film, l’histoire vraie des Monuments Men. Aujourd’hui, on assiste à une résurgence similaire de fonctionnaires de l’armée formés pour mieux naviguer dans des zones et des lieux culturellement significatifs. Dans les années qui ont suivi la guerre, des efforts ont été faits pour restituer les œuvres dans leurs foyers d’origine, dans les musées et les collections privées ; cependant, il y en a eu beaucoup qui sont effectivement devenues orphelines en raison du manque de documentation ainsi que de la dispersion des familles qui ont fui l’Europe pour échapper aux nazis. Dans un certain nombre de cas également, des œuvres ont été données ou vendues à des soldats nazis qui ont conservé les œuvres dans leurs propres collections, comme l’homme de l’extrait vidéo, pendant et même après la guerre.

Egon Schiele, Femme au tablier noir, 1912. Source : collection Grünbaum.

Depuis la fin de la guerre, il y a eu un certain nombre de conventions, notamment la Convention de La Haye en 1954, la Conférence de Washington en 1998 (qui a établi les Principes de Washington), la Résolution 1205 créée en 1998, le Forum de Vilnius en 2000 et la Déclaration de Terezin en 2009. Chacune de ces conférences a établi un engagement communautaire pour rendre les œuvres d’art à leurs propriétaires légitimes. Leurs différences résident dans leurs approches pour atteindre cet objectif. Certaines, comme la conférence de Washington, se concentrent sur un objectif commun mais reconnaissent les variations dans les lois des différents pays. D’autres mettent l’accent sur une approche plus globale, comme la Résolution 1205. De nombreux pays ont signé et participé à ces conférences. En fin de compte, aucun de ces engagements n’a été juridiquement contraignant, mais tous appellent à des solutions « justes et équitables » à la question de la restitution.

Dans de nombreux cas, les principaux problèmes auxquels les gens sont confrontés lorsqu’ils tentent de récupérer des œuvres d’art ayant appartenu à un membre de leur famille sont le coût, les restrictions de prescription et les ressources. Il faut parfois des millions de dollars pour se battre pour une œuvre d’art et, dans de nombreux cas, la partie qui a acheté ou possède l’œuvre l’a achetée ou acquise de bonne foi, et ce pour une certaine somme. (Voici un bon moment pour demander aux élèves s’ils se souviennent de ce que signifie « bonne foi »). La plupart du temps, on recommande les modes alternatifs de règlement de litiges, ce qui veut dire passer par une médiation pour régler un problème sans avoir à aller au tribunal, comme étant le moyen le plus efficace d’aborder la restitution. La prescription peut également être délicate, car il n’y a pas de période fixe universelle pendant laquelle un cas doit être traité.

La loi HEAR, qui signifie Holocaust Expropriated Art Recovery Act (ou loi sur le recouvrement des œuvres d’art exproprié durant l’Holocauste), a été adoptée aux États-Unis en 2016 pour traiter spécifiquement des questions de prescription. La loi américaine a été suivie de près par le monde de l’art et a déjà fait des vagues en matière de restitution d’œuvres d’art. L’affaire la plus importante, à ce jour, concerne des œuvres d’Egon Schiele. Dans cette affaire, les héritiers de l’ancien propriétaire des œuvres de Schiele ont été soutenus par le juge Charles E. Ramos et, en 2019, une cour d’appel de New York a confirmé l’audience de Ramos**La loi HEAR est une loi complexe, cependant, si vous avez des étudiants qui s’intéressent au droit de l’art, ou au droit en général, elle pourrait s’avérer être un bon sujet d’étude. Pour plus d’informations sur la loi HEAR, cliquez ici.

Partie III : La longue portée de l’art exproprié

Avec un tel intérêt pour l’art exproprié pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui est compréhensible (il s’agit du plus grand pillage d’œuvres d’art de l’histoire occidentale récente), ce n’est malheureusement pas un cas unique. Depuis presque aussi longtemps qu’il y a des peuples qui en conquièrent d’autres, il y a du pillage. De ce fait, un certain nombre de problèmes restent relativement invisibles, même aujourd’hui.

L’une des plus grandes préoccupations d’aujourd’hui concerne l’art africain. Actuellement, on estime que 90 à 95 % de l’art africain se trouve en dehors du continent. En 2017, le président Emmanuel Macron a commandé un rapport à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, respectivement économiste et historienne de l’art. Ce rapport, désormais connu sous le nom de « Rapport Sarr-Savoy », exhortait la France à restituer immédiatement toutes les œuvres africaines arrivées dans le pays dans des circonstances parfois douteuses. Les circonstances douteuses ? La France a une histoire coloniale en Afrique. Dans ces circonstances, ainsi que d’autres cas, un grand nombre d’œuvres africaines ont fait leur chemin jusqu’en France et sont maintenant dans les principales institutions du pays. Selon le rapport Sarr-Savoy, environ 80 000 œuvres africaines se trouvent en France, dont 70 000 au musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris.

Le Nigeria a également demandé le retour des objets culturels qui se trouvent actuellement dans de grandes organisations comme le British Museum de Londres. Ces œuvres sont celles qui ont été prises chez eux, en Afrique, lors de divers conflits. En 1897, les troupes britanniques ont pillé des artéfacts africains au Bénin, dont une série de reliefs en bronze et d’ivoires sculptés. Plus de 4 000 œuvres ont été prises et apportées au British Museum ainsi qu’à d’autres institutions dans les capitales européennes. En 2018, un accord a été passé entre le Nigeria et d’autres pays dont l’Angleterre, qui ont accepté de prêter des œuvres, notamment les bronzes du Bénin, au Nigeria pour l’inauguration du Benin Royal Museum. Bien que les œuvres ne soient pas destinées à rester chez elles, ce prêt pourrait éventuellement se transformer en un cas de restitution.

Plaques en laiton coulé de Benin City au British Museum. Photo : Andreas Praefcke [domaine public], sur Wikimedia Commons.
Les pays africains ne sont pas les seuls à réclamer la restitution des œuvres expropriées. Le Mexique a récemment demandé la restitution d’œuvres d’art précolombiennes qui ont été mises aux enchères à Paris. Rapa Nui, une île de l’Est de l’océan Pacifique souvent appelée l’Île de Pâques, a œuvré pour le retour d’une de leurs célèbres statues moaï, connue sous le nom de Hoa Hakananai’a. L’œuvre a été emportée à Londres en 1868 par le capitaine de la Marine royale anglaise Richard Powell et est restée dans la collection du British Museum. Ce ne sont là que deux exemples qui mettent en lumière une question très importante et dans les deux cas, les œuvres n’ont pas encore été rendues à leur pays d’origine. La vente aux enchères d’œuvres précolombiennes s’est effectivement déroulée comme prévu.

Moaï, Rapa Nui. Source : Wikimedia Commons.

Le problème, dans beaucoup de ces cas, est que les pays qui possèdent des œuvres prises à un moment ou à un autre, généralement à une période d’oppression ou de guerre, considèrent les œuvres d’art comme leur propre patrimoine culturel. Bien que certains efforts aient été faits pour ramener les œuvres chez elles, la restitution reste un problème majeur et des millions d’œuvres d’art attendent toujours de pouvoir être rapatriées.

Conclusion

La question de la restitution a beaucoup de zones de flou. Pour déterminer la meilleure façon de restituer une œuvre d’art à ses propriétaires légitimes, il faut que beaucoup de choses se passent correctement, de la recherche au financement. Il y a des composantes morales qui se heurtent à des composantes commerciales. Les choses se font rarement de façon harmonieuse. Cependant, il est impératif que les chercheurs, les familles, les organisations, les pays et tous ceux qui se trouvent entre les deux fassent le nécessaire afin que nous ne répétions pas les mêmes erreurs et que, si nous le faisons, nous sachions par où commencer pour réparer les dommages causés.

5) Récapitulatif : Discutez des points suivants avec vos étudiants :

  • Que pensez-vous de la restitution ? Par rapport à la Seconde Guerre mondiale et à d’autres pays ?
  • Que pensez-vous que nous devrions faire des œuvres expropriées ?
  • Pensez-vous que suffisamment d’œuvres ont été restituées ?
  • Connaissez-vous d’autres exemples de cas d’expropriation ? De restitution ?
  • Pensez-vous que l’expropriation est un sujet pertinent dans le monde actuel ?

6) Activité :

Cette leçon peut servir de support pour un examen plus approfondi d’œuvres d’art moderne, d’artistes de la Seconde Guerre mondiale ou d’artistes européens. Elle pourrait également servir de transition vers une leçon sur la restitution concernant d’autres pays.

Pour un cours d’art plastique, demandez aux élèves de créer une œuvre d’art inspirée de cette leçon sur la restitution. Il pourrait s’agir d’une œuvre dans le style d’un artiste dont les œuvres ont été volées, ou d’une œuvre mettant en évidence les questions de restitution encore pertinentes aujourd’hui, par exemple.

Pour un cours d’histoire de l’art, demandez aux élèves de choisir une œuvre d’art datant soit de la période d’expropriation de la Seconde Guerre mondiale, soit d’une autre période de pillage. Demandez aux élèves de retracer la provenance de l’œuvre et l’histoire des propriétaires de l’œuvre, passée et présente. Cela leur permettra de mieux comprendre la difficulté de retracer la provenance d’une œuvre et d’en apprendre sur l’époque à laquelle elle a été volée.

7) Lecture complémentaire :

Pour poursuivre la discussion, demandez aux élèves de regarder cette liste d’œuvres d’art introuvables qui ont disparu durant l’Holocauste.

8) Supports visuels supplémentaires

Pour approfondir votre lecture :

Art Stolen by the Nazis is still missing. Here’s how we can recover it.

Holocaust Expropriated Art Recovery (HEAR) Act of 2016: A Federal Reform to State Statutes of Limitations for Art Restitution Claims

Research Starters: Worldwide deaths in World War II

The Holocaust Expropriated Art Act of 2016

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