Sébastien Lifshitz et Richard Linklater exposent au Centre Pompidou

Sébastien Lifshitz et Richard Linklater exposent au Centre Pompidou
Extrait du film "Boyhood".
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Ce sont des réalisateurs exigeants, dont les œuvres sont souvent diffusées dans des cinémas d’art et d’essai. Le Français Sébastien Lifshitz et l’Américain Linklater vont être mis en avant, tour à tour, au Centre Pompidou, dans le cadre du Festival d’Automne. Du 4 octobre au 11 novembre pour le premier et du 25 novembre au 6 janvier 2020 pour le second. Et à chaque fois, on découvrira une rétrospective de leurs œuvres, mais aussi un versant qui est inconnu du public jusqu’à présent, leur côté collectionneur, avec deux expositions exclusives.

Sébastien Lifshitz.

 

Cela fait plus de vingt ans, désormais, que Sébastien Lifshitz fait du cinéma, depuis son premier moyen métrage, Les Corps ouverts, en 1998, faisant suite à un premier court métrage, Il faut que je l’aime, en 1994. Depuis, on lui doit une dizaine de films, de fiction ou documentaires et c’est pour ces derniers qu’il a obtenu une reconnaissance internationale. On pense aux Invisibles, en 2012, donnant la parole à des homosexuels qui n’ont pas osé faire leur coming out ou alors trop tard et qui a obtenu le César du Meilleur Documentaire. Mais aussi à Bambi en 2013 ou Thérèse Clerc en 2016. Outre ces films, on retrouvera une exposition de 400 pièces des photos qu’il collectionne depuis qu’il est enfant, comme autant d’indices à une sorte d’éducation artistique.

Richard Linklater. Copyright James Shaw/REX/Shutterstock.

 

Concernant Richard Linklater, connu depuis les années 1990, c’est la chronique familiale Boyhood qui a fait parler de lui en 2014, film qui a été tourné sur une douzaine d’années par les mêmes comédiens. On lui doit également la trilogie des Before (Before Sunrise, Sunset, Midnight) qui place un couple, Julie Delpy et Ethan Hawke, à l’heure des choix, entre 1995 et 2013. Des récits à chaque fois qui voient évoluer ses comédiens et jouent sur une certaine corde du réalisme. On retrouvera au Centre Pompidou ses 26 films (souvent expérimentaux), des vidéos inédites, mais aussi une exposition de photographies et de documents qui représentent son travail. Il donnera d’ailleurs une masterclass exceptionnelle le 30 novembre à 17h.

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