Affaire à suivre

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Cristina Kirchner et ses ministres.
Marché

Le 28 décembre dernier, la justice argentine a fait saisir une trentaine d’œuvres au domicile de Cristina Kirchner. Cette opération, ordonnée par le juge Claudio Bonadio, intervient dans le cadre de l’affaire dite des « Cahiers de la corruption » qui a débuté le 1er août lorsque le chauffeur du vice-ministre de la Planification, Roberto Baratta, a publié l’ensemble de ses notes concernant la remise de sacs d’argent de la part de chefs d’entreprise à des membres du gouvernement. L’ancienne présidente péroniste (de 2007 à 2015) est depuis soupçonnée d’avoir organisé un réseau de corruption impliquant une quarantaine de personnes dans le domaine des travaux publics durant plus de dix ans.

L’ex-présidente, qui bénéficie de l’immunité parlementaire lui permettant de rester en liberté, s’est d’ores et déjà défendue sur son compte Twitter, accusant le journal Clarin à l’origine de ces révélations de faire campagne contre elle. Elle dénonce une entreprise visant à faire oublier les difficultés réelles que rencontrent les Argentins en matière d’électricité, de gaz et de transport, dont les prix ont augmenté sous le gouvernement actuel. Il n’en reste pas moins qu’une vingtaine de ses anciens associés a décidé d’utiliser la loi du « repenti » et de collaborer avec la justice afin d’échapper à la prison. Nombre de leurs déclarations mettent directement en cause Cristina Kirchner que, le 21 décembre dernier, la cour d’appel a confirmé vouloir juger dans le cadre de ce trafic d’œuvres d’art. Si l’on ne connaît pas encore les noms des œuvres en question, leur valeur totale est estimée à 4 millions de dollars.

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