Hommage à l’architecte Richard Rogers

Hommage à l’architecte Richard Rogers
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Samedi 18 décembre, on a appris la mort de l’architecte britannique Richard Rogers, à l’âge de 88 ans. Il avait obtenu son diplôme à la prestigieuse université de Yale en 1962 où il a rencontré Norman Foster. Un autre architecte britannique de renom avec lequel il fonde le cabinet Team 4, spécialisé dans des conceptions architecturales inspirées des nouvelles technologies, faisant de ce cabinet l’un des plus recherchés au monde. En 1968, il fait une autre rencontre déterminante dans sa carrière, celle de l’architecte italien Renzo Piano et leur association va changer à jamais la ville de Paris puisqu’ils remportent ensemble le concours visant à créer le nouveau musée d’art moderne de la capitale française, le futur Centre Pompidou dont le projet a fait couler beaucoup d’encre avant d’être désormais totalement intégré et de forcer l’admiration. Mais il faut dire que son surnom de « Notre-Dame de la tuyauterie » ou de « raffinerie de pétrole » (selon un beau mot de la peintre Sonia Delaunay) ne jouait pas beaucoup en sa faveur au moment de son inauguration en 1977.

Architecte anti-monumental, fasciné par l’urbanisme et l’espace public (d’où la vaste esplanade de Beaubourg), Richard Rogers participe à une vaste exposition britannique urbanistique en 1986 avec le projet London as it Could Be dans laquelle il fait part de sa vision avant-gardiste et humaniste de l’architecture. Il recevra en 2007 le prix Pritzker, la plus haute distinction dans son domaine. On lui doit en tout plus de 400 réalisations avec des matériaux de pointe, dont le siège de la compagnie d’assurance Lloyd’s en 1986 à Londres, un des monuments les plus photographiés de la capitale anglaise. Ou encore la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg en 1995, le Dôme du Millénaire à Londres en 2000 ou le Three World Trade Center à New York en 2018, l’une de ses dernières conceptions.