Clemenceau, le courage de la République au Panthéon

Clemenceau, le courage de la République au Panthéon
Georges Clemenceau, le courage de la République
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Drôle d’endroit pour une rencontre. Georges Clemenceau est au Panthéon. Un lieu qui sied bien à la moustache de celui qu’on surnommait Le Tigre. Le Père la victoire de 1918.

C’est l’histoire d’un homme né en Vendée qui monte à Paris en 1861 pour faire médecine, s’oppose à Napoléon III, est emprisonné, file aux États-Unis puis revient à Paris pour devenir chef des Républicains. L’histoire d’un homme qui prit la défense de Dreyfus, fut nommé ministre de l’Intérieur, puis président du Conseil. Un homme qui se passionne pour la politique et le journalisme. Et prend sa retraite sur les terres de son enfance pour admirer la mer, bêcher son jardin et se passionner encore et encore pour les arts.

Cette histoire, cette vie défile dans un parcours chronologique balisé par quelque 140 objets qui dessinent en creux le parcours politique d’un homme témoin des premiers pas de la République ; d’un homme qui fut de tous les combats. On y croise l’homme annonçant l’Armistice le 11 novembre 1918 à la tribune de la Chambre des députés, son portrait croqué par Manet. On peut lire certains de ses articles et même écouter quelques extraits de ses célèbres discours. Le voilà qui dénonce le colonialisme ou s’indigne de la misère du peuple. Et l’on admire, dans un silence respectueux qu’imposent ces murs presque sacrés, le goût de la liberté et de la justice d’un homme devenu monument.